Être dans un système marchand sans se laisser enfermer par les lois du marché global, c'est là l'instant de liberté pour l'art.

Biennale de paris


La BiennaledeParis.com se présente sous la forme d’actions (affichages, web, perturbations, détournements…). Elle a pour objectif de réactiver des pratiques artistiques qui remettent en question les valeurs établies par le marché spéculatif de l’art (méga-galeries, spéculations, commissaires d’état…).

Premier principe du manifeste:
L’art n’est pas une marchandise comme les autres, ce n’est pas un produit boursier. L’art ne peut pas faire l’objet de spéculation comme les produits alimentaires (71% de hausse depuis 2008), les matières premières, actions, obligations, etc. La manipulation du prix des œuvres d’art permet en apparence un enrichissement mais se fait au détriment des artistes, des collectionneurs, des galeristes. La spéculation est un puissant facteur d’instabilité, conduisant à la formation de bulles, de blanchiment d’argent, d’opacité dans les transactions, nuisibles à l’ensemble des acteurs de ce marché.

Second principe :
Le système de création de la valeur marchande des œuvres suit dorénavant les même logiques du marché boursier. Mise en avant sur la scène médiatique d’une poignée d’artistes par de riches mécènes ou marchands d’art, expositions dans les méga-galeries et fondations globalisées, raréfaction des œuvres, salles des ventes… La valeur de l’art devient absurde et injustifiée et ne connaît plus qu’un cadre culturel soumis à la finance. Le délit d’initié est un délit boursier que commet une personne qui vend ou achète des valeurs mobilières en se basant sur des informations dont ne disposent pas les autres. Cette pratique est interdite par la règlementation du contrôle des marchés financiers. En art contemporain, aucune réglementation ne vient perturber les gains illicites engrangés lors de transactions sur des biens culturels.

Démonstration française :
– Bernard Arnault rachète le magazine américain Art & Auction, spécialisé dans le marché de l’art, il s’adresse par ce vecteur à plus de 15 000 collectionneurs et aux professionnels du monde de l’art.
– Bernard Arnault prend le contrôle du mensuel français Connaissance des Arts (36 000 ex.).
– Bernard Arnault rachète l’étude Tajan ainsi que Phillips, troisième maison de vente aux enchères dans le monde
– Bernard Arnault lance le projet de construction de la Fondation Louis-Vuitton pour la création et l’art contemporain.
Ce profil pourrait être décrit pour François Pinault, (propriétaire de la Fnac, du magazine Le Point, de la maison de ventes aux enchères Christie’s) mais aussi Charles Saatchi…

Dernier principe :
La création artistique ne peut pas être laissée aux mains de mécènes spéculateurs. Ils influencent durablement le goût, les idées, la création même. La passion pour l’art est alors redéfinie comme une activité obligataire et non comme sacrée.